Atlas de la rénovation dans l'agglomération havraise

9 Contexte constructif Atlas de la rénovationénergétique 9 Contexte historique et urbanistique 9 Caractéristiques architecturales et constructives Longère enpandebois Profil énergétique Répartitiondes déperditions Cataloguedes travaux applicables BÂTI SYSTÈMES Carted’identitéde l’enveloppe Carted’identitédes systèmes Evolutions dubâti 1• pan de bois à colombage, 2• écharpe de contreventement, 3• sablière intermédiaire servant de linteau aux ouvertures, 4• pente de toit prononcée, 5• souche de cheminée maçonnée 2 1 4 5 La longère a un volume étroit et allongé au rez-de-chaussée, les pièces étant ajoutées au fur et à mesure des besoins. L’aspect des façades se caractérise par le rythme très serré des colombes verticales et l’utilisation de motifs en croix sur la façade au-dessus des ouvertures. L’entre-colombage est garni de torchis et repose sur un soubassement maçonné (brique, silex, calcaire) protégeant le pan de bois des remontées capillaires. La toiture très pentue (environ 55°) est d’abord couverte de chaume, débordant sur les façades et protégeant aussi les escaliers appuyés sur les pignons (queue-de-geai). La cheminée maçonnée assure un rôle dans la stabilité générale. Souvent essentées à l’Ouest pour protéger le pignon des intempéries, certaines longères ont subi des dégradations dûes à l’application d’enduit de ciment. Construit avec des matériaux issus des ressources locales (bois, argile, silex et chaume), le bâti traditionnel a produit une grande diversité architecturale et enrichi nos paysages. La longère ou maison de ferme (qui s’étend à la fin du XIX ème par ajout d’étage) développe un intérêt esthétique unique mettant en œuvre des savoirs-faire rustiques comme le torchis et le pan de bois. Coût énergétique annuel estimé : Chauffage et ECS – abonnements inclus = 3 840 €/an/log Si les anciens villages de Sanvic et Bléville n’ont pas conservé de maisons de ferme de cette époque, il subsiste en revanche quelques longères du XVII ème et XVIII ème siècle sur les communes rurales au Nord et les quartiers de Rouelles et Graville. Sur le plateau du pays de Caux un modèle particulier d’enclos de ferme s’est développé, le clos-masure. 3 Préconisations architecturales : • Préservation des façades principales • Possibilité d’isoler par l’extérieur avec un revêtement en relation avec le bâtiment existant (essentage en ardoise, clin de bois naturel...) sous réserve de la compatibilité avec des règlements ZPPAUP et AVAP • Les travaux d’isolation ne doivent pas perturber l’équilibre hygrothermique de ces parois anciennes Murs Pans de bois avec remplissage terre + paille et enduit chaux Toiture Combles aménagés, charpente bois traditionnelle 55° + 6 cm laine de verre + ardoises Planchers bas Tomettes en terre cuite sur terre-plein Locaux non chauffés Sans Menuiseries Simple vitrage, menuiseries bois % ouvrants 10% Nombre de niveaux 2 (RDC + combles) Surface habitable 128 m² Mitoyenneté Sans Chauffage Chaudière fioul installée avant 2000, thermostat intérieur sans programmation Appoint bois avec poêle ou insert Eau Chaude Sanitaire Ballon électrique Ventilation Naturelle (Défaut étanchéité + ouverture fenêtres) Peu de travaux ont été réalisés sur ce type d’habitat mis à part en toiture, un premier niveau d’isolation sous rampants de combles aménagés ayant généralement été mis en place. Solutions Caractéristiques Préconisations et points d’attention Murs donnant sur l’extérieur Correction thermique intérieure 10 cm d’enduit chaux-chanvre projeté Nécessite un déplacement des réseaux (électricité, eau) et des radiateurs. Toitures Isolation sous rampants Isolation en 2 couches de laine de verre (λ=0.035) dont une entre chevrons et plaque de plâtre type BA13 Variante biosourcée : 26 cm de laine de chanvre((λ=0.041) Perte de place et de hauteur sous plafond. Un frein-vapeur (non intégré) doit être ajouté entre la laine de chanvre et le parement Isolation sarking 2 couches de 14 cm de laine de verre (λ=0.035) posées sur platelage bois Variante biosourcée : 34 cm de laine de chanvre (λ=0.041) A envisager dans le cas d’une réfection de toiture. Menuiseries Remplacement des menuiseries Menuiseries en bois avec vitrages à isolation renforcée 4/16/4 (faible émissivité et lame argon) Prévoir entrées d’air pour ventilation ; Privilégier remplacement total du dormant avec attention particulière sur l’étanchéité. Planchers bas sur terre-plein Isolation sous chape 12 cm de mousse de polyuréthane (λ=0.025) posés sur le plancher existant sous chape flottante Variante biosourcée : 12 cm de liège (λ=0.041) Travaux conséquents (casser chape, déplacement éventuel de prises électriques et réseau de chauffage) Chauffage & Eau Chaude Sanitaire Remplacement de la chaudière fioul existante Chaudière granulés bois à condensation micro-accumulée + régulation par thermostat central et robinets thermostatiques + suppression de l’appoint bois Une telle installation sera à privilégier après réduction des déperditions par isolation du bâti. Les consommations liées à l’ECS peuvent être réduites par l’installation de mitigeurs, mousseurs et douchettes économes. Chaudière fioul à condensation micro-accumulée + régulation par thermostat central et robinets thermostatiques + maintien appoint bois existant Ventilation VMC Hygro B Création de réseau et mise en place d’entrée d’air dans les menuiseries Peu de gain à attendre mais amélioration de la qualité de l’air en particulier en cas de changement des ouvrants. Energies Renouvelables Solaire thermique Surface de capteur d’environ 1 à 1,5 m² par occupant Permettra de subvenir jusqu’à plus de 60% des besoins d’ECS. Profiter d’une réfection de toiture pour intégration. Appoint bois Installation d’un poêle à bois Il est considéré que 20% des besoins de chauffage peuvent être couverts par l’appoint bois. Une entrée d’air neuf suffisante, directe vers l’appoint, doit être prévue. Jusqu’en 1749

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