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La direction Cycle de l'Eau assure les missions de production / distribution de l’eau, d'exploitation des réseaux, de distribution d’eau industrielle aux entreprises, d'aménagement, entretien et de renaturation des cours d’eau et enfin du transport des eaux jusqu'à la station de traitement des eaux usées pour certaines communes de la CODAH.
Cycle de l'Eau

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Qualité de l'eau

La CODAH veille à ce que l’eau distribuée soit, tant en quantité qu’en qualité, conforme aux besoins des habitants et des entreprises. Il existe 2 réseaux d’eau : l’eau potable et l’eau industrielle.

L'eau potable / industrielle

L’alimentation en eau potable de l’agglomération havraise provient des eaux souterraines et presqu’exclusivement de la nappe de la craie. Cette eau est prélevée soit au niveau des sources, résurgences naturelles de la nappe phréatique, soit au niveau de forages dans le sol.

La qualité des eaux captées n’est souvent pas suffisante pour l’alimentation en eau potable, notamment par la présence de particules en suspension (dues aux précipitations et à l’érosion des sols), de produits principalement d’origine agricoles (nitrates et pesticides) et de pollution microbienne. Il est donc nécessaire de la traiter avec les étapes suivantes : clarification, filtration sur sable et/ou charbon actif, désinfection.

Les normes

Le texte législatif qui fixe les normes applicables à l'eau potable en France est l'arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R. 1321-2, R. 1321-3, R. 1321-7 et R. 1321-38 du code de la santé publique.

Selon ces normes, une eau potable doit être exempte de germes pathogènes (bactéries, virus) et d’organismes parasites, car les risques sanitaires liés à ces micro-organismes sont grands. Elle ne doit contenir certaines substances chimiques qu’en quantité limitée : il s’agit en particulier de substances qualifiées d’indésirables ou de toxiques, comme les nitrates et les phosphates, les métaux lourds, ou encore les hydrocarbures et les pesticides pour lesquelles des " concentrations maximales admissibles " ont été définies. À l’inverse, la présence de certaines substances peut être jugée nécessaire comme les oligo-éléments indispensables à l’organisme.

Une eau potable doit aussi être une eau agréable à boire : elle doit être claire, avoir une bonne odeur et un bon goût. Pour avoir bon goût, il lui faut contenir un minimum de sels minéraux dissous : les eaux distribuées par la CODAH présentent une minéralisation de 0,46 g/l ce qui permet de les qualifier de faiblement minéralisées ou oligo-minérales. Enfin, l'eau ne doit pas être trop douce afin de ne pas corroder les canalisations.

L’eau potable est le produit alimentaire le plus contrôlé. Des textes définissent précisément le contrôle officiel de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Il s’agit du contrôle sanitaire officiel, qui relève de la compétence du ministère de la santé, réalisé sur chaque commune.

Dans ce cadre, sur les communes de la CODAH, l'A.R.S. fait réaliser des prélèvements sur tout le réseau d'eau potable pour y surveiller 54 éléments ou familles d'éléments. Chaque année, une synthèse sur la qualité de l'eau est établie par l'ARS et jointe à la facture d'eau reçue par les particuliers. Cette synthèse dépend du secteur de distribution dont dépend chaque particulier.

Le réseau d’eau potable de la CODAH est divisé en plusieurs secteurs. L’ARS a défini pour chacun de ces secteurs le type d’analyse et leur nombre.

  1. Réseau d’eau du Moyen Service
  2. Réseau d’eau de Caucriauville
  3. Réseau d’eau du Bas Service
  4. Réseau d’eau des Hallates
  5. Réseau d’eau du Haut Service
  6. Réseau d’eau du Très Haut Service
  7. Réseau d’eau du Pont VII-ZI
  8. Réseau d’eau de Sainte Adresse
  9. Réseau d’eau de Fondance
  10. Réseau d’eau de Gonfreville l’Orcher – Harfleur
  11. Réseau d'eau de Montivilliers
  12. Réseau d’eau de Montivilliers Centre
  13. Réseau d’eau de Saint Martin du Bec
  14. Réseau d’eau de Rolleville
  15. Réseau d’eau de Fontaine la Mallet
  16. Réseau d’eau de Gainneville

 

Si vous souhaitez connaitre le secteur d’eau auquel vous appartenez

 

Un double contrôle

Pour s'assurer que l'eau produite répond bien à cette réglementation, la qualité de l'eau potable est soumise à un double contrôle :

  • Le contrôle sanitaire officiel, qui décrit précédemment relève de la compétence du Ministère de la Santé, réalisé par l'Agence Régionale de Santé (A.R.S.) de Haute Normandie

  • Un autocontrôle de surveillance permanente : dans toutes les stations de traitement ainsi que dans les principaux lieux de stockage de l'eau, la Direction du Cycle de l'Eau de la CODAH a mis en place un ensemble de capteurs de surveillance des paramètres capitaux comme la turbidité, le taux de chlore, la température, la conductivité… Ces données sont enregistrées et accessibles en permanence pour l'exploitant qui a instauré des alarmes dans le cadre d'un service d'astreinte. Elles permettent également de surveiller l'évolution de la qualité de l'eau sur le long terme et ainsi de programmer d'éventuelles modifications de traitement.

Le calcaire et la dureté de l'eau

La dureté de l'eau est l'indicateur mesurant sa teneur en calcium et en magnésium. Elle se mesure en "degrés français" symbolisé °F.  On distingue les eaux "douces"(moins de 15°F), "moyennement dures à dures" (de 15 à 35°F) et "très dures" (plus de 35°F).

L'eau utilisée sur le territoire de la CODAH a traversé d'épaisses formations géologiques composées essentiellement de craie. La dureté est donc liée au seul taux de calcium qui est voisin de 100mg/l.

Dureté moyenne de 26°F

Avec une dureté moyenne de 26°F, l'eau distribuée sur notre territoire est donc "moyennement dure à dure".

Les dépôts calcaires ont un effet protecteur sur les canalisations excepté celles en plomb. Il faut cependant veiller à faire détartrer régulièrement les installations d'eau chaude sanitaire.

Cette formation de tartre étant très liée à la température de l'eau, il est préférable de régler la température en sortie de chauffe-eau entre 55°C et 60°C. Une température plus basse favoriserait la prolifération bactériologique.

Le recours éventuel à un adoucisseur nécessite de conserver un robinet d'eau non adoucie pour la boisson et d'entretenir rigoureusement ces installations pour éviter le développement de micro-organismes (bactéries). En petite ou grande quantité, le calcaire n'a aucune incidence négative sur la santé. Au contraire, il est même recommandé pour la croissance ou pour se prémunir de la décalcification, de boire une eau contenant des sels minéraux, comme le magnésium ou le calcium.

Minéralisation moyenne des eaux distribuées sur l'ensemble du territoire de la CODAH (en mg/litre):

pH

Dureté

Calcium

Chlorures

Magnésium

Potassium

Sodium

Sulfates

Nitrates

Bicarbonates

7.3

26

96

28

3,5

2,5

14

11

39

260

Les pesticides

Ce sont des produits phytosanitaires qui regroupent tout un ensemble de substances chimiques destinées à protéger les végétaux contre les organismes nuisibles et à détruire les végétaux indésirables.

La norme fixe à 0,1 microgramme par litre la concentration maximale pour chaque type de pesticide identifié et à 0,5 microgramme par litre la concentration totale en pesticides.

La CODAH a mis en place sur ses installations de traitement un étage de traitement au charbon actif destiné à abattre le taux de pesticides présents éventuellement dans l'eau brute.

La bactériologie

Le contrôle de la qualité microbiologique de l'eau repose essentiellement sur la recherche de germes que l'on trouve dans l'intestin de l'homme et des mammifères.

Leur présence dans l'eau peut être le signe d'une contamination d'origine fécale et peut donc laisser craindre la présence d'autres germes susceptibles de provoquer une maladie. Les normes en vigueur imposent une absence totale de ces germes.

Sur tous les sites de production, le chlore est utilisé comme désinfectant pour l'élimination des germes pathogènes et pour la sécurité sanitaire du transport de l'eau dans les canalisations. Il empêche en effet la multiplication des germes (bactéries, virus) dans les conduites de distribution d'eau, depuis les usines de traitement jusqu'au robinet des consommateurs.

La présence de chlore dans l'eau potable répond donc à un objectif sanitaire et garantit la santé des consommateurs.

 

L'eau industrielle

Cette eau, captée en Seine et traitée par la Communauté de Communes Caux Vallée de Seine, est achetée par la CODAH au niveau du Pont de Tancarville (hameau de Radicatel), refoulée vers des bassins de stockage situés à Tancarville et distribuée gravitairement sur l'ensemble de la zone industrialo-portuaire pour des besoins notamment de refroidissement, de process ou de protection incendie.

Cette eau est analysée à son arrivée à l’usine de Radicatelmais aussi au niveau des bassins de stockage

L’eau industrielle n’est pas soumise aux mêmes obligations de qualité que l’eau potable. Néanmoins le traitement effectué lui confère une excellente qualité pour les besoins industriels.