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La politique de santé publique de la CODAH s'organise autour de trois axes : - préparer l'avenir de nos enfants - mieux former, mieux informer, pour mieux prévenir - préserver et développer l'offre médicale et paramédicale.
Santé, Hygiène, Environnement

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Prévention du bruit dans l'environnement

Compétente en matière de lutte contre le bruit, la CODAH a réalisé une cartographie stratégique du bruit dans l’environnement dans l'agglomération havraise

Le bruit : que faire en cas de nuisance ?

Circulation automobile, travaux, passages d'avions, bruits de voisinage... nous sommes quotidiennement exposés à une multitude de bruits d'origine et d'intensité variées qui gênent beaucoup d'entre nous.

Ils altèrent la qualité de vie de près de 40% des français. Si le son est essentiel à notre perception de l'espace, à notre équilibre, et même à notre épanouissement, il peut également, s'il devient trop important ou trop fréquent avoir des répercussions négatives sur notre santé.

Point sur l'une des nuisances les plus préoccupantes de notre société.

 

Bruit ou son ?

Un son est un phénomène physique: c'est une sensation auditive produite par une vibration qui se propage dans l'air jusqu'à nos oreilles. Lorsqu'un son est désagréable, gênant ou lorsqu'il est nocif pour le système auditif, on utilise le terme de bruit. L'intensité du son (ou niveau sonore) et sa nocivité pour l'oreille sont mesurables. Par contre, la sensation de gêne ou la nuisance ressentie par un individu en présence de bruit est particulièrement difficile à évaluer.

Le bruit est une notion contextuelle et personnelle: le même bruit ne sera pas perçu de la même façon par deux individus différents, ni par un même individu dans des circonstances ou à des moments différents. La perception et l'acceptation du bruit dépendent de nombreux facteurs, entre autres :

• De l'auditeur: une musique agréable aux oreilles d'une personne pourra paraître tout à fait insupportable et être assimilée à du bruit par une autre...

• Du moment: la sonnerie du réveil matin est plus difficile à supporter quand il faut se lever pour aller travailler que quand il s'agit de partir en vacances...

• Du lieu: les pots d'échappement des deux-roues nous paraissent fort désa- gréables quand ils passent sous nos fenêtres, et pourtant nombreux sont les amateurs de courses de motos sur circuit où les niveaux sonores sont très élevés...

• Du contexte: la sirène du camion de pompiers agresse les oreilles des passants mais soulage les personnes qui leur ont fait appel car elle annonce l'arrivée des secours...

 

Nous jugeons souvent avec plus d'indulgence le bruit que nous (ou nos proches) faisons que celui de notre voisinage : c'est pourquoi nous n'avons pas toujours conscience de gêner les autres...

 

Quelques repères de niveau sonore

DécibelDescription
0Seuil de perception de l'oreille humaine
< 30 dBLieux très calmes
(campagne, jardin tranquille...)
>30 dB
< 50 dB
Calme à assez calme
(Lieux de repos ou de travail intellectuel, chambre, bibliothèque...)
50 dBSons courants
(Lieux de vie : magasins, rues, communication parlée...)
> 70 dBSons pénibles à entendre
(Radio très puissante, aboiements, klaxon...)
90 dBSeuil de danger pour l'oreille
(Voix criée)
> 90 dB
< 120 dB
Sons nocifs difficiles à supporter
(Concerts, marteau piqueur à moins de 5m, voitures de courses...)
120 dBSeuil de douleur pour l'oreille
> 120 dBNiveaux exceptionnels
(Avions, Fusées, Explosions...)

  

Un facteur de stress

Le bruit peut avoir des répercussions sur le système auditif mais également sur l'organisme dans son ensemble.

Les risques pour le système auditif sont observés pour des expositions à des bruits d'intensité supérieure à 85/90dBA. Ils sont fonction de l'intensité, de la durée et de la fréquence de l'exposition au bruit : cela peut aller d'une perte temporaire de l'audition (c'est la fatigue auditive) à une destruction définitive des cellules auditives (c'est la surdité). La majorité des bruits de la vie courante a un niveau inférieur à 85dBA, et ne présente donc aucun danger pour l'oreille même avec de longues durées d'écoute. Néanmoins, même à des niveaux inférieurs au seuil de danger, ils peuvent générer une gêne.

Le bruit est un facteur de stress et peut entraîner des troubles fonctionnels : palpitations cardiaques, troubles gastro-intestinaux, élévations de la tension artérielle, contraction des vaisseaux sanguins et des muscles... Le bruit est également un facteur d'altération du sommeil : difficultés d'endormissement, réveils fréquents,... Il peut ainsi provoquer une fatigabilité et une irritabilité excessive.

Au regard des conséquences bien réelles du bruit sur notre santé, la lutte contre le bruit figure parmi les priorités des pouvoirs publics. La réglementation impose notamment une réduction des émissions sonores à la source en limitant l'intensité sonore autorisée des appareils électroménagers. Elle propose également un certain nombre de mesures visant à prévenir, maîtriser ou contrôler les nuisances sonores au travail.

Cependant, le bruit reste l'affaire de tous et chacun d'entre nous peut agir, surtout quand on sait que les bruits de voisinage figurent parmi les plus gênants.

 

Les bruits de voisinage

Les bruits de voisinage sont les bruits gênants ou agressifs de la vie quotidienne, provoqués par les comportements des personnes, directement ou par l'intermédiaire d'objets bruyants ou d'animaux qu'ils possèdent. Cris d'animaux, claquement de portes, cris et conversations à voix forte, son de la télévision, de la chaîne hi-fi, jeux bruyants... sont autant de bruits de voisinage.

Au regard de la loi, ces bruits constituent une infraction de jour comme de nuit, dès lors qu'ils durent longtemps, qu'ils sont intenses ou qu'ils se répètent fréquemment.

De jour comme de nuit nous n'avons pas le droit d'importuner nos voisins.

 

Voici quelques petits conseils pour une bonne entente entre voisins :

• Soyez à l'écoute de vos bruits. Vous comprendrez peut-être mieux les plaintes de vos voisins.

• Veillez à modérer le volume des appareils bruyants (TV, Hi-Fi...) et plus particulièrement en fin de journée lorsque le niveau sonore ambiant diminue.

• Écartez les haut-parleurs du mur et ne les posez pas directement sur le sol afin d'éviter la transmission des sons dans les murs et planchers.

• En appartement, pensez que votre plancher est également le plafond de votre voisin :
- marchez avec des chaussons, des chaussettes ou nu-pieds ; ne portez pas de talons durs sur du carrelage ou du parquet
- mettez des feutres ou des caoutchoucs sous les pieds des chaises et des meubles que vous déplacez souvent,
- si vous remplacez votre revêtement de sol, prenez conseil auprès d'un professionnel pour assurer une bonne isolation.

• Veillez à ne pas claquer les portes de votre appartement et à descendre les escaliers en silence.

• Pensez à prévenir votre voisinage si vous prévoyez une activité bruyante (bricolage, fête...) : un bruit annoncé est souvent bien mieux toléré. Pour autant, cela ne vous autorise pas à déroger à la loi.

• Si vous pratiquez un instrument de musique, veillez à répéter à des horaires acceptables ; vous pouvez aussi installer une sourdine sur l'instrument.

• Veillez à ce que votre chien n'aboie pas inconsidérément ; pour cela n'hésitez pas à prendre conseil auprès de votre vétérinaire.

D'une manière générale, ne faites pas subir à votre voisinage, des bruits que vous avez vous-même du mal à tolérer de la part des autres.

 

Que faire en cas de nuisance ?

Tentez d'abord de discuter avec votre voisin. Il peut ne pas être conscient de la nuisance qu'il génère. Parfois, les bruits perçus sont dus à un défaut d'isolation du logement... Éventuellement, proposez amicalement à votre voisin de venir chez vous pour qu'il se rende compte par lui-même.

Le dialogue et des solutions simples et de bon sens permettent souvent d'arranger la situation.

Si vous ne parvenez pas à vous entendre, contactez :

• La police municipale ou nationale en cas de tapage,

• Le syndic ou le concierge de votre immeuble,

• Un inspecteur de salubrité de la CODAH au 02 35 22 24 06.

Si la nuisance peut être constatée, l'inspecteur prendra contact avec votre voisin pour lui demander de cesser de perturber votre tranquillité en lui suggérant les mesures les plus appropriées. En dernier recours, si votre voisin refuse de les appliquer, l'inspecteur pourra dresser un procès-verbal qui sera transmis au Procureur de la République.